






Jean Arthuis n'en démord pas. Le sénateur de la Mayenne, président de la commission des finances de la haute assemblée, ambitionne toujours de rassembler les centristes qui ne se reconnaissent ni dans le MoDem ni dans le Nouveau centre. Invité du Talk Orange-Le Figaro, le président de l'Alliance centriste a confirmé qu'il entendait conduire une liste aux élections régionales dans les Pays-de-La-Loire, alors que le Nouveau Centre fera liste commune avec l'UMP. "Le centre est absent, centrifugé, fractionné", a argumenté Jean Arthuis. Critiqué par le parti d'Hervé Morin, le sénateur de la Mayenne a rétorqué jeudi qu'il était "centriste depuis ses premiers pas en politique". L'ancien ministre de l'économie et des finances a critiqué le fait qu'Henri Proglio soit désormais à la fois PDG d'EDF et président non exécutif de Veolia. "Je ne suis pas pour la concentration des pouvoirs, a déclaré Jean Arthuis. Henri Proglio est un très grand chef d'entreprise. EDF doit pouvoir l'occuper à temps plein". Pour le président de la commission des finances du Sénat, "il peut y avoir malgré tout des conflits d'interêts" entre ses deux fonctions. Interrogé sur la rémunération supposée du nouveau PDG d'EDF, Jean Arthuis a estimé que le marché des grands patrons était "largement endogamique". En outre, "y a-t-il encore un marché ? Je n'en suis pas sûr", a ajouté le sénateur. Le président de la commission des finances du Sénat a souhaité que la rémunération du nouveau patron d'EDF soit déterminée "sans prendre nécessairement pour référence les rémunérations du privé". Le montant des émoluments évoqué par les médias donne "comme un vertige", a poursuivi l'ancien ministre. " Y-a-t-il des dirigeants providentiels et uniques ?". Jean Arthuis a qualifié de "semonce" et de "service rendu au gouvernement" l'adoption, par la commission des finances du Sénat, d'un amendement rétablissant la TVA à 19,6% dans la restauration. Pour le sénateur de la Mayenne, l'Etat doit obtenir que les restaurateurs baissent davantage leurs prix. Jean Arthuis a évalué à "trois milliards d'euros" le manque à gagner pour les finances publiques qu'a entrainé la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration. Répondant à un internaute, qui jugeait trop élevé le nombre des parlementaires, le président de la commission des finances du Sénat a estimé que "la question mérite d'être posée". Pour Jean Arthuis, "on pourrait réduire quelque peu le nombre de parlementaires".
Projet de loi de finances pour 2010: Jean Arthuis aurait souhaité y inclure le grand emprunt 







